Jeux d'observation : Vive les vacances
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As-tu trouvé quelques indices ?

Aujourd’hui, lors de ma visite de l’église Sainte-Vierge, j’ai laissé 2 nouveaux indices pour toi.
Pour t’aider, ces 2 nouveaux indices sont aussi repris dans le texte ci-dessous.

A la fin des vacances, quand j’aurai terminé mon parcours à vélo, tous les indices te serviront pour trouver le nom qui m'a été donné...

Je te souhaite une belle promenade et une agréable visite !

Je t'attendrai pour la suite de l'aventure le 26 août prochain.

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3ème étape:
Je découvre l’église Sainte-Vierge à Forchies-la-Marche

Bonjour.
Ce dimanche je pause mon vélo à Forchies-la-Marche.

Pour la célébration eucharistique du dimanche, les paroissiens ont le choix entre deux églises. Ils peuvent se rendre le matin à l’église du Sacré Cœur à 9 h ou à l’église Sainte Vierge à 11 h. C’est cette dernière (1) que je vais vous faire découvrir.

L’église actuelle de style néo-gothique a été construite, en pierre et briques, entre 1866 et 1868 par l’architecte Eugène Carpentier sur les lieux des deux églises précédentes devenues trop exiguës.

L’église se compose d’une tour en façade. Vers 1895, on procéda à la restauration de la tour et à la reconstruction de la flèche qui avait été emportée par un ouragan en 1876. Au-dessus de la grande porte, sur le tympan on voit la Vierge à l'enfant (2).

Dès que je passe la grande porte, je suis dans le porche, à ma droite il y a, dans une niche, la statue de Notre Dame des 7 douleurs (3) et d’après l’usure je peux en déduire que certains paroissiens ont pour coutume de passer la main sur elle avant d’entrer dans l’église.

A gauche, une porte (4) qui mène au jubé et au clocher, dont une nouvelle cloche (5) y fut installée en 1946. Et il me semble qu’elle est une des dernières à encore sonner à 8H, 12h, 19h.

Le portail passé, je vois qu’il y a un bénitier de chaque côté (6).

Au-dessus de moi, le jubé avec l’orgue (7) qui lui date de 1926. A ma gauche, les fonds baptismaux (8) gothiques, en pierre avec couvercle néo-gothique en laiton date de ± 1900.

Je passe devant le premier (9) confessionnal néo-gothique qui est en chêne, datant de 1875. Il est l’œuvre du sculpteur Delestrée de Grammont.

On peut y voir la représentation de personnages exemplaires pour leur repentir. Ici ils sont issus du Nouveau Testament. Ste Marie Madeleine, portant un parfum avec lequel elle oignit les pieds de Jésus. On peut remarquer son attitude contrie et ses larmes.
St Pierre quant à lui, a aussi un regard de contrition et les mains jointes dont la sérénité fait plus penser à la confiance qu’a une demande crispée.

Un peu plus loin, l’autel dédié à Notre Dame de la Marche (10).
La statue de la Vierge à l’Enfant tenant un oiseau est en bois sculpté polychromé gothique. Elle a été réalisée entre 1400 et 1500, de sculpteur inconnu. Cette Vierge dite « Notre-Dame de la Marche et de la Hardiesse » est particulièrement vénérée pour les enfants ayant des problèmes de locomotion, surtout lors d’une procession qui existerait depuis 1159.

Depuis 1975, le lundi de Pentecôte lors du « Tour de la vierge », elle est escortée par les « Marcheurs de la Vierge ». Je me serais laissé dire que cette Vierge n’est qu’une copie, l’original est bien à l’abri.

Aussi, il me semble avoir entendu dire que la coutume serait de faire 13 fois le tour de l’église avec l’enfant avant d’assister à la messe.

Et au-dessus un magnifique vitrail qui représente aussi Notre Dame de la Marche.

J’arrive dans le transept et le chœur à pans coupé. (11)

Dans le cœur se trouve le tabernacle posé juste en dessous un parement en bois repressentant Jésus et la Samaritaine (12).

A ma droite un autre parement en bois représentant Jésus donnant à Saint Pierre l’autorité sur la future Eglise (13) : « Paix mes brebis ». Sur la gauche, la Piscine liturgique (ou lavabo) (14) gothique, en pierre de 1501 à 1600, provient de l’église précédente. Elle servait primitivement au prêtre pour les ablutions. Au milieu du transept, se trouve l’autel reçu en 1995 des Filles de Jésus de Kermaria de Leernes et sur son pied un dessin représentant un agneau devant une croix (15).

Image qui désigne le Fils (agneau) qui est venu pour nous sauver. Un rachat du péché par la mort.

Un peu plus loin l’Ambon, avec le livre de la parole (16) préparé pour les lectures du jour.

Au pied de celui-ci, je reconnais bien là, la touche personnelle de la sacristine. Un magnifique montage floral. Suspendue, la croix en chêne (17) aurait été placée aux environs de 1968. Elle proviendrait du calvaire dit « Bon Dieu d’Bos » qui date du XVIème siècle (entre 1591 et 1610).

Je continue ma visite, je passe devant l’autel dédié à Sainte Barbe (18) en pierre de style gothique, elle a été sculptée en 1888 par le gantois Rooms.

Au-dessus aussi un magnifique vitrail. L’église était surement fréquentée par les mineurs et leurs familles étant situé sur un site minier, le puit n°10 et le puit n°8.

Un peu plus loin je passe devant le deuxième (19) confessionnal néo-gothique, en chêne datant aussi de 1875 et toujours l’œuvre du sculpteur Delestrée de Grammont. Sur celui-ci les personnages sont issus de l’Ancien Testament.

AA droite, le Père de la parabole du Fils prodigue. On remarque le regard serein, puissant et aimant du Père. La façon dont les mains portent le vêtement est empreinte de douceur.

Quant au fils prodigue, il n’est pas du tout déguenillé. Peut-être fallait-il garder une belle harmonie des personnages et du drapé de leur vêtement. On peut aussi penser qu’outre la contrition, et malgré sa demande d’être traité comme un serviteur, il garde la profonde dignité d’un fils confiant.

Tous ces magnifiques vitraux ont été réalisés entre 1942 à 1944 et dessinés par Mr Cledina artiste peintre.

Sainte-Vierge est une magnifique église, j’espère encore une fois, comme moi la visite vous a plu.

A oui, lors de ma visite j’ai pu constater que mon prénom vient de quelqu’un à qui Jésus a confié une importante mission.

Je vous souhaite un bon dimanche, le prochain rendez-vous le 26 août.