On en apprend des choses ...
aux funérailles

Une semaine déjà et une semaine éprouvante depuis l'annonce du décès de l'abbé Jacques Gengoux. Ce mardi 25 juin 2019 ont eu lieu les funérailles et ce mercredi 26 juin l'inhumation au cimetière de Ciney.

Moi qui le voyais souvent lors des rassemblements de l'UP et lors des messes qu'il célébrait parfois en tant que prêtre auxiliaire dans notre UP, je me suis rendue compte qu'en fait, je ne le connaissais pas !

Alors, je me pose cette question :

Faut-il attendre l'éloge funèbre de quelqu’un pour mieux l'apprécier ? (sachant qu'on ne connaît vraiment une personne qu'en ayant partagé un bout de vie avec elle…)

Et je me propose ici de relater le témoignage de ces quelques personnes qui ont partagé un bout de vie avec lui ! Et des témoignages, j'en ai vus passer quelques-uns sur internet, notamment depuis l'annonce de son décès... mais entendus aussi lors de la célébration de ce mardi !

Que ce soit celui des gens qu'il a mariés (et notamment le beau commentaire de notre échevine à la coopération internationale), de ceux qu'il a croisés sur son chemin, des gens d'Enéo et Altéo, des jeunes qui l'ont connu par les mouvements de jeunesse de Mont-sur-Marchienne et des joueurs de foot carolos (il avait d'ailleurs joué à l'Olympique de Charleroi :-)

Meneur de jeu jusque dans sa tombe

Des paroissiens qui trouvaient chaque fois ses homélies empreintes d'humour et de culture générale en plus du message chrétien qu'il faisait passer. C'était tellement bien dit que cela ne pouvait que percuter et faire réfléchir les gens (impossible de s'endormir ou d'être distrait) …

Que ce soit aussi l'éloge de tous les Africains (Saviez-vous que l'abbé Gengoux était à l'origine de la chorale africaine de Charleroi ?), ils nous ont chanté un chant traduit comme ceci : "Seigneur, tu m'as confié 5 talents et moi j'en ai gagné 5 autres"… N'est-ce pas de lui dont on parle dans cette chanson ?

"Pourquoi ne voulez-vous pas nous aider ?" lui ont demandé les gens du village et il a tout fait pour leur construire un collège avec une équipe de Mont-sur-Marchienne.

Il y eut aussi toutes les anecdotes racontées dans l'homélie par notre doyen Claude Musimar (qui d'ailleurs avait commencé son ministère presbytérale auprès de lui).

Ensuite l'éloge de ses 3 neveux et nièces : Thérèse, Michel et Brigitte (Il faut savoir qu'ils ont perdu leur père trop tôt et que tonton Jacques a été encore plus présent pour eux après le décès). Je n'oublierai pas leur témoignage poignant à tous les 3 (la Vespa, la première voiture DAF, les voyages culturels... mais surtout la comparaison finale avec Syméon :

Justement le récit de la fête de la Présentation de Jésus au temple est lu le 2 février lors de la journée de la vie consacrée et voici un doublon des paroles de Syméon :

"Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix selon ta parole car mes yeux ont vu... la réalisation de tous mes projets !"

Pour Jacques, j'ai compris :
Tu n'aurais pas aimé toutes ces éloges durant ta vie sur terre ; tu préférais partir HUMBLEMENT afin de nous préparer une place auprès du Père comme le Christ l'a dit aussi à ses disciples (Evangile proclamé à tes funérailles - JN 14, 1-6).

Plusieurs d'entre nous peuvent t'appeler "maître" maintenant car c'est ce que tu fus pour beaucoup : UN VRAI GUIDE.

Et pour eux, on peut imaginer que ton message chrétien les a touchés et dire : "Que ta volonté soit faite" sur Fontaine comme à Mont-sur-Marchienne. D'ailleurs, l'abbé Daniel Procureur ainsi que d'autres séminaristes ont été en stage chez toi (a-t-on appris aux funérailles).

Quelle joie d'être l'élève de ce maître !

Merci Jacques, merci beaucoup !

Véronique